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Malgré la tourmente, la royauté norvégienne confortée au Parlement
information fournie par Reuters 03/02/2026 à 12:55

par Terje Solsvik

Le Parlement norvégien a voté mardi à une large majorité en faveur du maintien de la monarchie, balayant très largement une proposition visant à instaurer une république, malgré les turbulences traversées par la royauté.

Prévu de longue date, ce scrutin a vu 141 des 169 députés approuver le maintien de la monarchie, tandis que 26 élus ont voté en faveur de la fin du règne du roi Harald et de ses descendants.

Les partisans de la monarchie soutiennent que l'institution est un vecteur de stabilité en se tenant au-dessus des clivages partisans et qu'elle sert efficacement la Norvège depuis son indépendance de la Suède en 1905.

Les défenseurs de l'option républicaine font quant à eux valoir que le pouvoir politique repose déjà entre les mains du Parlement élu et du gouvernement, et affirment que le privilège héréditaire de la famille royale n'a pas sa place dans une société démocratique.

"Les promoteurs cherchent à modifier la Constitution afin que le chef de l'État norvégien soit élu par le peuple, c'est-à-dire un président", précisait la proposition, portée par un groupe de sept députés issus de partis couvrant l'ensemble de l'échiquier politique.

EXCUSES

Ce vote coïncide avec l'ouverture ce mardi du procès de Marius Hoiby, né d'un premier lit de la princesse héritière Mette-Marit.

Il est accusé de viol, de violences conjugales, d'agression et de possession de stupéfiants. Il a d'ailleurs de nouveau été interpellé le week-end dernier, soupçonné de nouveaux délits.

Marius Hoiby, qui ne figure pas dans la ligne de succession de la couronne norvégienne, nie les accusations les plus graves à son encontre, dont celles de viol et de violences conjugales, tout en reconnaissant certains faits de moindre gravité.

Mette-Marit, bru du roi Harald V de Norvège et épouse du prince héritier Haakon, est elle aussi dans une position inconfortable provoquée par la révélation de liens qu'elle a entretenus avec l'homme d'affaires et délinquant sexuel Jeffrey Epstein, mort en 2019 en prison.

Elle a présenté samedi ses excuses pour ces contacts, pourtant intervenus alors que Jeffrey Epstein avait déjà été condamné pour des délits sexuels impliquant des mineurs.

Un sondage réalisé lundi pour le quotidien norvégien Verdens Gang montre que 61% des Norvégiens sont favorables au maintien de la monarchie, en net repli par rapport aux 72% enregistrés l'an dernier, tandis que le soutien à une république a progressé de 10 points de pourcentage pour atteindre 27%, selon cette enquête publiée mardi.

Interrogés sur la possibilité que Mette-Marit devienne la prochaine reine de Norvège, 44% des sondés ont exprimé leur rejet, contre 33% qui y sont favorables, le reste n'exprimant pas d'opinion, selon cette enquête menée auprès de 1.014 personnes par l'institut InFact.

(Terje Solsvik; version française Nicolas Delame, édité par Sophie Louet)

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